La galerie L’Atelier 21 à Casablanca a inauguré, mardi, l’exposition Au gré de la lumière de l’écrivain et artiste peintre Tahar Ben Jelloun, en présence de nombreux professionnels et passionnés d’art et de culture.
Visible jusqu’au 7 mars, cette exposition dévoile un ensemble inédit de dix vitraux conçus à partir des peintures de l’artiste, réalisés en collaboration avec le maître verrier Philippe Brissy, ainsi qu’une sélection de toiles. À travers ce dialogue entre peinture et verre, Tahar Ben Jelloun explore une nouvelle dimension de son univers plastique.
Au gré de la lumière révèle un travail où le geste pictural s’inscrit dans la transparence et l’éclat du vitrail. Couleurs vibrantes, formes en suspension et jeux de lumière composent un langage visuel lumineux, presque mystique, où l’œuvre devient une quête sensible du mystère de la lumière.
Évoquant la genèse du projet, Tahar Ben Jelloun explique que l’idée est née lors de la découverte des vitraux d’une petite église du village de Le Thoureil, sur les bords de la Loire, pour laquelle il avait dessiné les cartons. « Les responsables de L’Atelier 21 ont alors imaginé prolonger cette expérience en collaborant avec le talent remarquable de Philippe Brissy, afin de transformer certaines de mes toiles en vitraux », confie-t-il.
L’artiste souligne qu’une année entière a été nécessaire pour concevoir les dix vitraux présentés pour la première fois à Casablanca. « Quelque chose de magique s’est imposé. La lumière, saisie instinctivement, éclaire des espaces transparents où l’enfance, avec son âme intacte, affleure derrière les signes », poursuit-il.
De son côté, Philippe Brissy décrit cette collaboration comme un véritable défi artistique. « Il s’agissait de respecter la spontanéité du geste, la profondeur des couleurs, tout en acceptant que la lumière devienne un acteur central de l’œuvre. C’est une expérience dont je suis à la fois fier et profondément ému », explique le maître verrier.
Pour Nadia Amor, directrice associée de la galerie L’Atelier 21, cette exposition marque un temps fort de la programmation. Elle offre au public marocain l’opportunité de découvrir, pour la première fois, le travail de Tahar Ben Jelloun autour du vitrail, à la croisée de la peinture, de la littérature et de la lumière.
Né en 1947 à Fès, Tahar Ben Jelloun partage sa vie entre Paris, Tanger et Marrakech. Son œuvre est présente dans de nombreuses collections publiques et privées, notamment celles de la Fondation Yannick et Ben Jakober en Espagne, du Musée San Salvatore In Lauro en Italie, de l’Institut du monde arabe en France et de la Villa Harris – Musée de Tanger au Maroc.









